éloge du gps algérien

– samedi 17 janvier 2026 à 18h

Une interrogation lue dans un journal français : « Pourquoi est-il devenu impossible de comprendre l’Algérie ? » En la prenant comme point de départ, l’auteur convoque la littérature algérienne à partir des fondateurs, Assia Djebar, Kateb Yacine, Mohammed Dib mais aussi ceux qui ont suivi, pour nous rappeler leurs parcours, et les questions auxquelles ils ont été confrontés, notamment par rapport aux problèmes de langue et d’identité. Pour exister, ces auteurs devaient passer par le système éditorial français, non seulement avant mais aussi après l’indépendance. Avec tout le passé colonial que l’on connait, le statut de l’écrivain algérien en France, reste encore aujourd’hui un impensé majeur, et un excellent révélateur de l’état de santé morale de la politique française. D’autant plus que depuis 2015 et les attentats de Paris (ce n’est pas un hasard), les discours socio-politiques autour de l’Algérie sont monopolisés par deux écrivains : Boualem Sansal et Kamel Daoud. Une question se pose alors : « Pourquoi sommes-nous l’un des rares, peut-être le seul pays arabe, à fabriquer des écrivains qui font la une des journaux de l’extrême droite française ? »